Éditions Au Diable Vauvert
312 Pages – Roman Contemporain
3/5
Résumé de l’éditeur:
Joueur_1, ce sont cinq heures, en temps réel, de la vie de cinq personnes réunies dans le bar d’un aéroport lors d’un cataclysme mondial : il y a Karen, une mère célibataire qui attend un homme rencontré sur internet ; Rick, le barman fauché de l’aéroport ; Luke, un pasteur en cavale ; Rachel, une belle blonde souffrant d’un syndrome autistique et incapable de vrais contacts humains ; et pour finir, une voix mystérieuse connue sous le nom de Joueur 1. Chaque personnage se révèle peu à peu alors que le monde tel qu’on le connaît touche à sa fin.
Dans la tradition de Kurt Vonnegut et de J. G. Ballard, Douglas Coupland explore ici les crises contemporaines et s’interroge sur l’identité humaine, la société, la religion et la vie après la mort. À travers ses personnages, leurs dialogues et leurs interactions, l’auteur de Génération X et de jPod propose autant de réponses qu’il nous pose de questions.
Avis Personnel:
Pour ceux qui me suivent régulièrement, ils savent que je suis une fan incontestée de monsieur Coupland. C’est vraiment THE découverte de ces deux dernières années. Je me souviens encore de l’hilarant jPod, ou du très prenant Hey, Nostradamus ! Ainsi avant même de lire Joueur_1, j’adorais déjà le bouquin, rien que pour le titre : Joueur_1 , encore un truc de geek que j’adore. Mais pas du tout.
Ce que je suis en train de remarquer avec Douglas Coupland, c’est que soit on adore, soit on déteste. Je me rappelle encore de ce livre Eleonor Rigby, que j’avais du mal à situer dans mon échelle d’adoration : J’adore ou je déteste ? J’ai décidée de le mettre dans j’adore, rien que pour son coté si réaliste, et si criante de vérité. De même que Génération X, un autre roman de Douglas Coupland que j’ai décidé de mettre dans Je déteste. En gros, une fois sur deux Douglas Coupland se plante pour moi.
Joueur_1 est un peu pareil : Je ne peux pas dire que je déteste, car malgré tout son livre est pas mal. Mais mon dieu que la lecture était laborieuse ! L’auteur se perd dans des descriptions économico-philosophico-sociologique. Même pour une personne habituée comme moi à rentrer dans ce genre de délire, à force de lire du Coupland (parce que TOUS ses livres partent dans des directions improbable), car commençait a devenir LÉGÈREMENT très lourd.
Mais comme c’est Coupland, et que malgré tout la réflexion qu’elle apporte n’est pas mauvaise, j’ai décidée de le donner 3/5, soit un « j’aime ». Mais je commence sérieusement à songer à créer une nouvelle échelle de note, qui inclurait un «3/5-j’aime-parce-que-l’auteur-beneficie-d’un-capital-sympathie-mais-si-c’était-une-autre-personne-qui-l’avait-écrit-je-lui-donnerait-un-1/5 ». Non je déconne. Mais maintenant que vous en savez un peu plus sur mon ressenti concernant le livre, passons un peu au livre lui-même.
Joueur_1 parle de notre civilisation, l’époque contemporaine, qui avons bâti tout notre monde, notre mécanique autour des nouvelles technologies, des marchés financiers, etc. Que se passerait-il si quelque chose dans cette machine si bien huilé quelque chose devait partir en freestyle ? Dans le roman, la chose qui dérègle le mécanisme est le pétrole. Pénurie de pétrole. Prix du baril qui explose. Que se passe t-il ?
Le roman décrit la fin du monde vu par 5 personnages, tous aussi désabusés et usés par la vie (une constante dans tous les romans de Coupland) dans un bar d’aéroport :
- Luke, un pasteur qui a perdu la foi et qui a décidé de voler 20 000 dollars des fonds de son église.
- Karen, bientôt 40 ans et qui travaille dans un cabinet de psychologue. Elle cherche a retrouver l’amour.
- Nick, un homme qui a beaucoup souffert dans la vie et qui espère retrouver le droit chemin en intégrant une secte.
- Rachel, une femme scandaleusement belle mais scandaleusement inaccessible, à cause de son autisme. Mon personnage préféré
- Joueur_1, qui est en réalité le double virtuel de Rachel.
Ces 4 personnages vont rencontrer quelques personnages encore plus perchés (un gourou, un tueur extrémiste…).
Ici, pas de description de la fin du monde, pas de début ni de fin, mais beaucoup de réflexions sur notre société que j’ai parfois du mal a saisir ou qui ne m’intéresse pas plus que ça vu que Douglas Coupland à l’habitude de disséminer sa vision apocalyptique dans TOUS ses romans.
Je ne peux pas le classer dans les non aimés pour son univers, mais il est vrai que je commence tout de même a saturer de son univers très acerbe qu’il dissémine dans tous ses romans. Peut être ne l’ai-je pas lu au bon moment et dans le bon état d’esprit ?
En Bref : Un roman intéressant, qui interpellera les personnes intéressés par les romans qui décrivent les maux de notre société. Un peu trop perché tout de même, je conseillerais pour commencer softement Hey, Nostradamus ! pour ceux qui veulent un livre traitant du même sujet, ou jPod pour découvrir l’auteur dans de bonnes conditions ^^